Comment devenir propriétaires à Rosemont sans avoir à rénover

La décision de cette famille métissée d’acheter un logis à Angus montre qu’il est bien possible de demeurer en ville sans y laisser sa chemise.
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Famille avec jeune enfant devant un ensemble de copropriétés neuves

François et Maria sont des citadins attachés à Rosemont, où est née leur fille. «Avec un enfant, est venu le besoin de posséder une voiture», dit Mari Carmen Gonzalez, traductrice de formation. Un besoin encore plus pressant l'hiver, ajoute son mari, François Rose, fonctionnaire. Ils possèdent donc une voiture, mais ils ne l'utilisent pas souvent.

Le couple privilégie les transports au commun pour aller travailler. Les deux travaillent au centre-ville de Montréal. S'ils avaient la chance de garer leur auto dans le stationnement de leur ancienne voisine du Vieux-Rosemont, ils possèdent maintenant leur propre espace, dans le garage souterrain d'un complexe d'habitation.

Cours intérieure

Famille et enfants dans la cours intérieure d'un ensemble de copropriétés.
Source : 
Valérie Vézina

Une subvention pour acheter une copropriété à Rosemont

Une subvention leur a permis d'acquérir, dans le quartier Angus, un appartement neuf de trois chambres à coucher avec deux salles de bains. Une rareté dans le marché locatif. De plus, ils ont l'air climatisé, de hauts plafonds, un ascenseur commun. Le tout, acheté pour quelque 317 000 $ (taxes comprises) en 2014. Ils habitent entre les rues du Mont-Royal Est et la place Chassé (non loin du boulevard Saint-Joseph).

La famille apprécie l'esprit de communauté qui règne parmi la soixantaine de copropriétaires. «La majorité, sur l'étage ici, ce sont des familles», mentionne François.

La possibilité de socialiser est un ingrédient du bonheur. Élevé en banlieue, l'homme le constate depuis qu'il vit à Montréal : «J'aime ça, être proche de mes voisins. Cela rend la vie plus active, d'établir des relations.» À l'Halloween, tout le monde s'était passé le mot : les intéressés n'avaient qu'à mettre une décoration sur leur porte. Peu importe que les portes d'entrée donnent sur un couloir de l'immeuble de quatre étages ou sur l'extérieur (comme pour les maisons en rangée) ; Victoria n'a pas eu à aller bien loin pour récolter des bonbons.

Parc Pélican

Après-midi dans un parc
Source : 
Valérie Vézina

Une vie de quartier possible sans auto et des espaces verts à profusion

Tout se fait à pied et il y a des espaces verts tout près. Voilà les deux principaux atouts de ce lieu de résidence, font valoir ses parents.

Au parc du Pélican, équipé d'une piscine publique et de glissades l'hiver, s'ajoutent les jeux d'eau du parc Jean-Duceppe et le parc-école Saint-Jean-de-la-Lande.

Il y a au moins deux CPE, dont l'un offre des places en priorité aux travailleurs du Technopôle Angus. Avis aux intéressés !

Et depuis 2008, ces Rosemontois ont constaté l'évolution de la rue Masson. Pour le mieux. Quand ils vont de l'autre côté, plus au sud-est, ils trouvent un supermarché installé dans les anciens ateliers Angus à moins de 1000 m de chez eux. Vaste et très haut, cet édifice accueillait jadis des locomotives et des wagons.

Ce témoin architectural du passé constitue le coeur de leur quartier. L'été, des producteurs régionaux viennent vendre leurs produits près du supermarché. Il y a aussi quelques restaurants et une pâtisserie, sans oublier la station de vélos Bixi.

En résumé, François Rose et sa conjointe ne trouvent que des avantages à habiter ce secteur de Rosemont. Ils ont toutefois dû faire un compromis, en achetant une copropriété éloignée des stations de métro. Heureusement, l'autobus express no 427 dessert leur coin en périodes de pointe.

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