Comment organiser sa vie dans une petite maison urbaine?

Lorsque le petit Hubert est né en 2014, Gaëtan Havart et Violaine Camal savaient qu’ils devraient quitter bientôt le bel appartement qu’ils avaient aménagé avec goût pour quelque chose de plus grand.
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Gaëtan Havart et ses deux enfants font un jeux de construction

Passionné d’architecture et d’urbanisme, Gaëtan voulait rester à Montréal. À la recherche d’une propriété, il est tombé sur une petite maison qui, malgré les rénovations anarchiques faites au fil des années, avait gardé son charme d’antan.

« La maison a été construite en 1870 », explique le jeune homme qui a quitté la Belgique pour vivre au Québec. « À l’étage, autrefois, c’était le fenil, et en bas, l’habitation. » La façade avait été couverte de pierres des champs, le toit avait été transformé, on avait ajouté une fenêtre en saillie, les divisions avaient été chamboulées.

La maison qui, en près de 150 ans, a vu passer de nombreuses familles n’était pas bien grande, mais Gaëtan voyait déjà tout son potentiel. « Il a fallu d’abord que je convainque ma blonde de vivre dans une petite maison », dit-il en riant.

Autrefois, les plafonds des habitations étaient bas et les pièces étaient petites pour conserver la chaleur. Les premiers mois, Gaëtan s’est cogné plusieurs fois la tête à la poutre du salon. « Je me suis vite habitué », s’empresse-t-il d’ajouter.

Aménager petit pour voir plus grand

La première chose que Gaëtan et Violaine ont faite quand ils se sont installés avec Hubert dans leur nouvelle maison, c’est de tout repeindre en blanc. « La clarté donne tout de suite une impression d’espace », précise Gaëtan.

Ensuite, il a fallu meubler. « A-t-on besoin d’un immense sofa ou d’une armoire massive? » se demande Gaëtan. « Aménager des espaces plus petits, c’est faire des choix pour maximiser le confort, se débarrasser de l’inutile, conserver l’essentiel », rajoute-t-il.

Tout est pensé pour que l’espace soit agréable à vivre. Bien sûr, les jouets d’Hubert prennent un peu de place. Mais les camions de pompiers ou les Legos qui traînent, ça fait partie de la vie d’une maison.

Avant l’arrivée du deuxième enfant, Gaëtan a commencé à penser à la rénovation de la maison. « Je voulais retrouver l’esprit d’origine de la maison, la pente du toit, les volumes extérieurs », dit-il en montrant les plans. « Nous voulions aussi lui donner une touche contemporaine ».

Gaëtan Havart devant sa maison

Gaëtan Havart devant sa maison
Source: 
Clovis Henrard

Désormais la famille compte quatre personnes. Le projet de rénovation commence à prendre forme. Gaëtan s’est acheté des blocs, comme Hubert, pour visualiser sa maison de rêve en trois dimensions. Avec des experts, il a monté un dossier où tout a été bien calculé. « Il y aura même une pièce où les camions de pompiers et les jouets des enfants pourront traîner », confie-t-il.

Un autre des gros avantages de rester à Montréal pour la petite famille, c’est qu’il y a des parcs tout près. Du haut de ses quatre ans et demi, Hubert est le premier à en profiter. Chaque fois qu’il en a l’occasion, Gaëtan part avec lui explorer les modules et les jeux des parcs du quartier.

Quand on lui demande si ça n’aurait pas été plus simple de quitter Montréal, Gaëtan répond sans hésiter : « En dehors de l’île? Vous êtes fou? » Et il ajoute avec philosophie : « On a choisi de vivre dans la ville, ce n’est pas pour vivre refermés sur nous-mêmes. »

Quelques trucs pour maximiser les petits espaces 

  • Peindre les murs, les plafonds et, pourquoi pas, les planchers en blanc ou de couleur claire.
  • Ajouter des miroirs sur les murs pour multiplier les perspectives et augmenter la luminosité.
  • Installer des rangements sous les lits et les sofas.
  • Incruster les lampes dans le plafond.
  • Et, si on est prêts à réaliser des travaux plus costauds, ouvrir des murs ou aménager des cloisons qui laissent passer la lumière.

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Date de publication : décembre 2018