Acheter à Montréal au même coût qu’en banlieue!

Contrairement à ce qu’on entend souvent, acheter à Montréal est plus avantageux qu’on ne le croit! Trop de ménages font un mauvais calcul en pensant qu’une maison à meilleur prix dans une banlieue lointaine sera plus économique : ils oublient les dépenses liées au transport et souvent au coût supplémentaire d’une deuxième voiture.
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Autobus montréalais passant derrière des arbres.

Dans un budget annuel, les dépenses de transport accaparent en moyenne 18 % des dépenses d’un couple avec enfant(s) au Québec; c’est le deuxième poste budgétaire en importance, après le logement. Pour posséder et utiliser un véhicule automobile qui roule 18 000 km par an, un ménage dépense en moyenne entre 9 100 $ et 11 900 $ selon le type de véhicule, selon les calculs du CAA[i].

Dépenser ou investir?

Pour une large part, les dépenses liées aux déplacements quotidiens font grimper la facture. Par exemple, faire de longs trajets entre la maison et le travail ou encore utiliser son auto pour faire toutes les courses familiales nécessaires gruge une part plus grande des ressources financières.

Le navettage quotidien vers l’île de Montréal coûte davantage que de se déplacer sur l’île, sans compter le temps perdu et le stress qu’on subit dans la congestion… et la traversée des ponts. Ce temps perdu a d'ailleurs un coup bien réel. Par exemple, selon une étude des HEC[ii], une famille avec deux enfants résidant en banlieue dépensera 27 500 $ par an pour le transport contrairement à 14 250 $ pour la même famille si elle résidait en milieu plus urbanisé.

La somme économisée grâce aux moindres coûts de transport en ville peut être utilisée pour rénover sa propriété, prendre des vacances en familles, financer les études supérieures d’un enfant, etc. Pour un ménage décidé à acheter à Montréal, l’économie d’une deuxième voiture équivaut à une marge hypothécaire qui, si elle est consacrée à un investissement immobilier, représente une marge de manœuvre variant entre 115 000 $ et 210 000 $ selon les études.

Certes, on ne peut s’acheter une propriété digne de nom avec une telle somme. En revanche, profiter de cette économie permet d’acquérir une propriété plus dispendieuse ou de rembourser une hypothèque plus rapidement. Avec un tel avantage, on peut plus facilement acheter une propriété à Montréal… surtout quand on pense que sa valeur augmentera davantage qu’un immeuble équivalent construit en dehors de l’île.




[i] CAA (2013). Coûts d’utilisation d’une automobile – Au-delà de l’étiquette de prix : comprendre les dépenses liées au véhicule. Édition 2013. CAA.

[ii] Gagnon, Luc et Pierre-Olivier Pineau (2013). Les coûts réels de l'automobile, un enjeu mal perçu par les consommateurs et les institutions. GRIDD-HEC.

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