Le charme des maisonnettes superposées

L’allure d’une maison de ville, à prix plus doux; le principe d’un condo, avec davantage d’intimité. Voilà la proposition alléchante des maisons superposées, un type d’habitation qui gagne en popularité à Montréal après avoir conquis les Torontois.
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Maisonnettes superposées dans le projet Bois des caryers

Une formule hybride

Ce type d’habitation est en quelque sorte un hybride entre un condo et une maison unifamiliale. Chaque unité est aménagée sur deux étages. Mais à la différence des bungalows, les maisonnettes superposées sont détenues en copropriété. Comme leur nom l’indique, elles sont disposées l’une sur l’autre : une unité occupe le sous-sol et le rez-de-chaussée, l’autre, les deux étages supérieurs. 

Avec une entrée donnant directement sur l’extérieur, une terrasse et un stationnement privé dissimulé sous la construction, « les maisonnettes superposées offrent plus d’intimité qu’un condo dans un grand édifice », fait valoir Marie-Ève Milot, architecte chez Yelle Maillé et associés. Cette firme a notamment conçu les maisonnettes superposées du Square du Nordet, dans l’arrondissement Saint-Laurent.

Séduire les jeunes familles

Les attraits de ces maisonnettes sont nombreux, particulièrement pour les jeunes familles. C’est en effet à cette clientèle que ce type d’habitation est destiné en priorité.

« Elles comptent trois ou quatre chambres, ce qui est plutôt rare dans les condos à Montréal », rappelle Maxime Laporte, directeur du développement chez Constructions Quorum. Ce promoteur a intégré trois phases de maisonnettes superposées à son projet domiciliaire dans le quartier Highlands.

« C’est plus accessible financièrement qu’une maison en rangée, tout en donnant aux résidents l’impression d’avoir une maison en ville », souligne quant à elle Marie-Ève Milot.

Selon Maxime Laporte, l’aménagement sur deux étages facilite la vie familiale : « Comme les aires communes sont sur un autre plancher que les chambres, on peut regarder la télévision ou faire la cuisine sans déranger ceux qui sont dans les chambres. »

Grâce à leur aménagement transversant, les unités profitent de la ventilation naturelle en été et d’une luminosité abondante toute l’année.

Pour jouer dehors, nul besoin de prendre l’ascenseur puis de se rendre au parc. Les enfants peuvent s’amuser autour de la maison. Dans certains projets, la cour est partagée. Ailleurs, elle est à l’usage exclusif des occupants de l’unité du bas.

L’absence d’ascenseur limite par ailleurs les coûts de construction.

Rassembler les familles

Chaque unité peut être achetée séparément, mais, comme pour un duplex, la disposition des maisonnettes superposées est propice à une occupation multigénérationnelle. Les grands-parents habitent l’unité du bas tandis que le couple avec de jeunes enfants s’installe aux étages supérieurs, par exemple. « Réunir les familles est un souci que nous avons en les concevant », confirme Marie-Ève Milot. 

Maxime Laporte raconte aussi qu’un frère et une sœur ont acquis l’un des duos de maisonnettes superposées du projet Highlands LaSalle.

L’achat de tout le duplex permettrait par ailleurs à un propriétaire de louer l’une des deux unités tandis qu’il habite l’autre.

Où les trouver?

Quelques maisonnettes superposées s'élèvent dans les quartiers centraux de Montréal. La majorité des nouvelles constructions de ce type sont cependant érigées aux abords des gares de train de banlieue.

« Les maisonnettes superposées répondent au désir de la Ville de Montréal de densifier l’habitation aux abords d’une installation de transport en commun importante », explique le directeur du développement chez Constructions Quorum.

Avec leur positionnement au confluent des intérêts des jeunes acheteurs, des promoteurs immobiliers et des autorités municipales, les maisonnettes superposées semblent promises à un bel avenir dans la métropole québécoise.

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