Mon enfance à Montréal

La parole aux enfants : qu’est-ce qui fait de leur ville la meilleure du monde où grandir? Des petits Montréalais racontent leur vie à Montréal en 2016.
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Jeune couple avec bébé

Ahuntsic, entre parc et librairie

Les parcs arrivent en tête de liste de ce qu’Angélik Scott-Aubin, 9 ans, aime de sa ville. Sa voix s’anime lorsqu’elle parle du parc Henri-Julien : « Il y a des modules de jeux pour les tout-petits et d’autres pour les plus grands. Avec mes amis ou avec ma mère, on fait des pique-niques et de la gymnastique dans le gazon, on ramasse des cailloux. »
Pas étonnant que ce grand parc du quartier Ahuntsic soit devenu le terrain de jeu de prédilection d’Angélik. Situé tout près de son école, de l’organisme communautaire où elle suit des cours de danse et du logement où elle habite avec sa mère, le parc fait partie d’un quotidien où les déplacements se font essentiellement à pied ou à vélo.
La jeune Ahuntsicoise ne rechigne cependant pas, les jours de congé, à prendre l’autobus pour accompagner sa mère à la librairie où elle travaille : « J’aide les clients, je lis. Parfois ma mère accepte de m’acheter un livre. »
Sa sortie favorite : une virée au cinéma Quartier Latin, pour regarder un film en mangeant du maïs soufflé… et se livrer à quelques parties de jeux vidéo dans la zone arcade.

Mon enfance à Montréal

Deux jeunes filles jouant dans les herbes devant une tour résidentielle
Source: 
Alexandre Campeau-Vallée

Un quartier bon comme le pain

« À Hochelaga-Maisonneuve, on a des usines qui sentent bon », affirme Ariane Gagné, 11 ans. Et pour cause : elle a emménagé l’automne dernier avec son frère de 12 ans, leur père et leur belle-mère dans une maison de vétérans à proximité de la boulangerie POM.
« C’est une belle maison, juge Ariane. Mes parents l’ont emménagée pour qu’elle nous plaise autant qu’à eux. » En bons préados, la jeune fille et son frère ont une prédilection pour le sous-sol, où se trouvent l’ordinateur et la télévision. Mais avec le retour de la belle saison, Ariane promet de profiter aussi de leur nouvelle cour arrière.
En saison, la famille aime assister à des matchs de soccer au stade Saputo, désormais à deux pas de leur domicile. Ariane se réjouit aussi d’habiter près du Jardin botanique : « C’est très créatif, ce qu’ils font avec les plantes. Quand on y va, je veux faire le tour! »
De Sainte-Marie, le quartier où elle a grandi, va à l’école et vit une semaine sur deux avec sa mère, Ariane garde l’image d’un quartier sécuritaire, où il fait bon jouer dans les parcs et les ruelles ainsi qu’à la piscine publique. « Je connais la plupart des gens du quartier et je sais quoi faire en cas de problème, estime-t-elle. Je pense que nos parents sont en confiance. »
Son bilan : « Montréal, c’est une bonne ville où on peut se faire des amis rapidement. »

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Famille avec jeunes enfants marchant sur une rue résidentielle
Source: 
Alexandre Campeau-Vallée

Anjou, c’est fait pour jouer

La vie de Delphine Guévremont, 10 ans, s’articule autour de sa passion : le patinage de vitesse. Elle s’entraîne trois fois par semaine au Club de patinage de vitesse de Pointe-aux-Trembles.
Cette aînée d’une famille de trois enfants trouve néanmoins le temps de jouer dehors avec les autres enfants de sa rue, à Anjou. « Il y a un rond-point où on va faire des tours de vélo. On aime aussi jouer dans notre cour : on a plein de jeux, une piscine, un trampoline, un module avec des balançoires et une cabane. Il y a beaucoup d’enfants dans mon quartier. Dès qu’il fait beau, on sort jouer! »

La belle vie dans le Mile-End

Quand leur mère leur demande quelle adresse ils aiment fréquenter dans leur quartier, Thomas Wery, 6 ans, et son frère Félix, 3 ans, s’écrient en chœur : « Le Club Social! » Si leurs parents apprécient les cafés de cette institution de la rue Saint-Viateur, les garçons préfèrent quant à eux ses croissants, accompagnés de nectar d’abricot, s’il vous plaît.
Thomas vante la piscine du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM), où il a déjà suivi des cours de natation et espère retourner bientôt.
Ses bonnes adresses du quartier incluent aussi le Resto Venise, une pizzeria de quartier où la famille s’arrête souvent pour un souper impromptu au retour de l’école et de la garderie. Sans oublier la Fruiterie Mile-End, avenue du Parc, où il se rend avec sa mère pour compléter ponctuellement la grosse épicerie de la semaine (faite en voiture avec papa).
Félix ajoute une mention spéciale pour le « parc des écureuils », comme il l’appelle, où il regarde les trains de marchandises circuler les soirs d’été avant d’aller au lit.
Quand on lui demande s’il pense un jour quitter Montréal, Thomas s’exclame : « Jamais! Même si je vais peut-être aller visiter d’autres pays...

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Deux enfants jouant au ballon avec leur père au parc
Source: 
Alexandre Campeau-Vallée
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