Prendre ses aises dans le Village Monkland

Avec ses rues tranquilles bordées d’arbres majestueux et son chapelet de commerces de proximité de l’avenue Monkland, ce secteur de la ville est un havre de paix qui cultive l’esprit de village. Points de vue de résidents épris de leur quartier.
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façade de maisons anciennes de Monkland avec un grand arbre

Près de tout

Marianne Bond et son conjoint ont tous les deux grandi en banlieue de Montréal, et c’est là qu’ils ont acheté leur première maison. Mais la naissance de leur première fille, il y a deux ans, a changé la donne. « Éric travaille dans l’arrondissement Saint-Laurent. Avec le temps qu’il perdait en transport, il ne voyait presque pas Alice pendant la semaine, raconte Marianne. Ça a été l’élément déclencheur. Et puis on trouvait que notre vie manquait de oumpf. On voulait une vraie vie de quartier. » 

Ils ont donc fait leurs boîtes l’été dernier, alors que la jeune vétérinaire entamait sa deuxième grossesse. Direction : le Village Monkland, où le couple a acheté l’unité du bas d’un duplex. Le quartier est d’ailleurs reconnu pour ses belles grandes maisons qui ont souvent conservé le charme des boiseries d’origine.

Le déménagement sur l’île de Montréal a dépassé tout ce qu’ils pouvaient souhaiter : « Éric est au travail en 20 minutes. Plus besoin de traverser les ponts! De mon côté, je peux me rendre au bureau à la marche. Maintenant que je suis en congé de maternité, je fais tout à pied avec la poussette, j’adore ça! »

Richard Gourde, conseiller en aménagement à l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, aime la possibilité de se passer de voiture au quotidien dans ce quartier où il s’est installé en 2000. « On peut aller chez le coiffeur ou à la pharmacie à pied, fait-il valoir. Je parcours chaque jour l’avenue Monkland pour me rendre au travail. Le matin, ça sent les croissants chauds devant la pâtisserie, les bagels un peu plus loin… L’été, les feuillus presque centenaires donnent de l’ombre dans les rues. C’est un quartier qui donne envie de marcher! »

Si les résidents se plaisent à fréquenter à pied les restaurants, cafés et commerces de proximité de cette artère emblématique du quartier et ceux de la rue Sherbrooke, qui le borde au sud, leurs pieds ne sont pas le seul moyen de transport sur lequel ils peuvent compter. La station de métro Villa-Maria se trouve à l’extrémité est du quartier, et on gagne facilement la station Vendôme en autobus. L’autoroute Décarie offre quant à elle un accès facile aux grands axes de transport automobile.

 

terrasse

gens en terrasse avec parasols
Source : 
Frédérique Ménard-Aubin

Tout le monde dehors!

Pour Geneviève Tremblay et sa famille, le cœur du quartier, c’est le parc Notre-Dame-de-Grâce : « On est tout le temps là! », lance cette Saguenéenne d’origine à qui son amoureux a transmis l’amour de ce quartier où il a grandi.

« Le parc est grand et vraiment bien aménagé, explique-t-elle. Nos enfants adorent les modules de jeux. Il y a aussi des jeux d’eau et une ancienne pataugeoire réaménagée où les filles font du vélo. Des résidents y organisent des ateliers d’art pour les enfants et des fêtes de quartier. Une bonne partie de la vie communautaire se déroule dans ce parc. » 

Pendant l’été, cet espace vert accueille en outre une école de tango, des projections de films, des représentations théâtrales et des spectacles en plein air.

La ruelle derrière leur duplex quasi centenaire est un autre espace de jeu de prédilection des deux filles de la famille Tremblay-Dubuc, qui ont 7 et 10 ans.

Et c’est sans crainte que leur mère les laisse aller : « On se sent vraiment en sécurité dans le quartier. On connaît les voisins, les enfants de la rue jouent tous ensemble, on ne s’inquiète pas pour eux. »


Mi-anglo, mi-franco 

La population du secteur est traditionnellement anglophone, mais les francophones s'y sont installés en masse depuis une trentaine d’années.

« Il y a 15 ans, il n’y avait que des cartes de souhaits en anglais à la pharmacie au coin de ma rue, se souvient Richard Gourde. Aujourd’hui, la moitié est en français, l'autre en anglais. » À l’image de la population actuelle du quartier, qu’il décrit comme un « heureux mélange de francophones et d’anglophones, avec de plus en plus d’allophones ».

Geneviève Tremblay note tout de même que l’esprit « communautaire anglophone » du Village Monkland est encore bien vivant et fait partie de son charme.

Le secteur compte plusieurs établissements scolaires privés très recherchés où l’on offre des programmes d’immersion en langue seconde, signe de la volonté des deux communautés linguistiques de tisser des liens.

Avec ses duplex spacieux entourés de cours verdoyantes, l’offre immobilière du Village Monkland est particulièrement attrayante pour les familles. « Typiquement, ce sont les acheteurs d’une deuxième ou d’une troisième maison qui s’installent dans le quartier », indique Richard Gourde. Le conseiller en aménagement reconnaît que le quartier n’est pas parmi les plus abordables de la ville, mais l’économie que représente la possibilité de ne posséder qu’une seule voiture ou de s’en passer complètement est aussi à prendre en compte.

« Pour les amoureux d’une vie paisible jamais bien loin de la ville, c’est le quartier par excellence », résume-t-il.

 

habitations Monkland

habitations Monkland avec arbre centenaire
Source : 
Frédérique Ménard-Aubin

À retenir...

Un milieu de vie complet à distance de marche

Un abondant couvert végétal composé de feuillus matures

Un quartier tranquille et sécuritaire