Sainte-Marie : un quartier en pleine renaissance

Depuis un certain temps, Parise et Tony constatent que le quartier Sainte-Marie, où ils habitent depuis 2007, change. On y aménage, par exemple, une place publique sur un ancien stationnement, juste devant le Centre Gédéon-Ouimet. Et cela, à deux pas du condo où ils habitent.
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Couple du quartier  Sainte-Marie

 

C’est le côté patrimonial de Sainte-Marie qui a au départ séduit Parise et Tony. Bordé par la voie ferrée, le fleuve Saint-Laurent, l’avenue Papineau et la rue Sherbrooke, ce quartier ouvrier né au 19e siècle possède une architecture typique de l’époque : des rangées de duplex et triplex faits de briques.

Après de nombreuses recherches, Parise et Tony ont opté pour le troisième étage d’un triplex. C’est la personnalité et le prix de l’endroit qui les ont convaincus : « On cherchait sur le Plateau, mais nous aurions sans doute payé le double pour la même surface », raconte Parise. Et d’ajouter : « et probablement avec moins de cachet. »

Non loin du métro Frontenac, leur logement de 900 pieds carrés ne manque pas de caractère. Ses plafonds hauts sont soutenus par des poutres en bois exposées. Des étagères intégrées au mur ainsi qu’une vieille fournaise à bois dans le coin du salon installées par l’ancien propriétaire donnent du cachet au lieu. Enfin, au milieu de l’appartement, une échelle mène à un puits de lumière qui donne accès au toit. L’été, Parise et Tony s’y installent pour regarder le centre-ville et les feux d’artifice de La Ronde.

Lors de leurs balades dans le quartier, le couple se paie parfois une Margarita à La Guadalupe Mexicaine, une gâterie à la Pâtisserie Polonaise Wawel, ou un petit café à la Coop Touski. Ces trois commerces sont sur la rue Ontario, où est également située la populaire Maison de la Culture Frontenac, qui anime plus de 150 évènements annuellement et ce, dans toutes les disciplines artistiques. « Nous sommes proches d’une rue commerciale achalandée, mais c’est très paisible », dit Parise.

« Nous avons la chance d’avoir à portée de main de nombreux services », commente Tony, nommant au passage le Centre Jean-Claude-Malépart, où on trouve, entre autres, une piscine intérieure, une salle d’entraînement et une programmation complète d’activités sportives. « Les infrastructures sont bien entretenues ici. Le quartier bénéficie de multiples investissements. »

Le projet du réaménagement de la rue Ontario, entre les axes de Lorimier et de l’Espérance, en est un bon exemple. Ce projet d’envergure prévoit la réfection des infrastructures souterraines, l’élargissement des trottoirs, l’intégration de nouveaux bancs, de supports à vélo et de lampadaires, le verdissement des abords de la rue ainsi qu’un aménagement qui permettra d’installer des terrasses devant certains commerces.

« Le quartier s’est beaucoup transformé depuis qu’on y a emménagé », conclut Parise. Oui, on peut véritablement parler d’une renaissance de Sainte-Marie!