Un chez-soi à Montréal, « pas achetable »?

C’est un fait connu : de nombreuses familles quittent la métropole pour réaliser leur rêve d’être propriétaire d’une maison, sous prétexte qu’acheter en ville n'est pas dans leurs moyens. Ont-elles raison?
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Deux personnes assises sur le bord du Canal Lachine

À titre d’exemple, en 2015, le prix médian d’une maison à Blainville était de 335 000 $. À Ahuntsic, 450 000 $. À première vue, ces statistiques pourraient donner l’impression que vivre à Montréal a un prix. Mais il manque un facteur important pour bien comparer le coût d’habitation de la ville à celui de la banlieue : les frais de transport. La plupart du temps, s’éloigner de la métropole rend indispensable l’achat d‘une deuxième, voire d'une troisième voiture lorsque les enfants atteignent l’adolescence.

Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal, évaluait les coûts moyens d’utilisation d’un véhicule à 10 500 $ par an. Selon son étude réalisée en 2014, cela équivaudrait à une hypothèque supplémentaire de 160 000 $. Tous compte fait, habiter en ville ne serait donc pas plus cher que de résider en banlieue. Sans parler du temps de déplacement économisé.

Voici d’ailleurs plusieurs manières de rendre l’achat d’une propriété à Montréal plus accessible que jamais.

Choisir des secteurs abordables

Certains quartiers peu connus attirent de plus en plus les acheteurs parce que les prix y sont plus accessibles qu’ailleurs.

C’est le cas de Émard et Côte-Saint-Paul ou d’Hochelaga-Maisonneuve, par exemple, qui connaissent un engouement certain depuis quelques années. On découvre une offre diversifiée et plus abordable qu’on le croit en visitant les différents quartiers de Montréal.

Rue fleurie du Sud-Ouest

Mère et poussette sur une rue avec fleurs.
Source : 
Alexandre Campeau-Vallée

D’autres quartiers plus en périphérie, comme Roxboro ou Montréal-Nord proposent des maisons unifamiliales pour les familles qui cherchent plus d’espace et d’accessibilité, sans pour autant les assommer d’une hypothèque trop élevée.

 

Devenir propriétaire d’un plex

Montréal offre sur son territoire une bonne diversité d’immeubles de deux, trois, quatre logements ou plus. Ce choix de résidence a l’avantage de faciliter le remboursement d’un prêt hypothécaire grâce au loyer des locataires. Et le prix des « plex » n’est pas pour autant hors de portée. En 2015, par exemple, le prix médian d’un triplex était de 483 000 $ à Montréal et de 426 000 $ pour un duplex. Les « plex » permettent de plus un excellent retour sur investissement, la croissance de leur valeur sur le marché étant stable et continue depuis 2010.

Plex Montréal

Rue de «plex» dans un quartier de Montréal.
Source : 
Alexandre Campeau-Vallée

L’achat d'un plex offre plus d’avantages qu’une maison unifamiliale : un logement plus grand au rez-de-chaussée, une entrée au niveau de la rue, une cour, du rangement, un sous-sol. C’est une option intéressante pour les familles qui veulent vivre dans plus grand.

 

Profiter de subventions à la rénovation

Rénovation plex Montréal

Rénovation d'un duplex à Montréal.
Source : 
Alexandre Campeau-Vallée

Montréal offre plusieurs programmes de subventions intéressants pour les rénovations. En achetant une propriété qui a besoin de réparations que vous pourrez réaliser dans quelques années, vous pouvez payer moins cher et bénéficier d’aides utiles.

Informez-vous les programmes : l’aide varie en fonction des quartiers, des types de travaux ou de votre situation.

 

Économiser grâce à des programmes d’accession à la propriété

Montréal offre le programme Acquisition d’une propriété qui vient en aide principalement aux nouveaux propriétaires.

Ceux qui achètent une propriété neuve peuvent ainsi recevoir un montant forfaitaire qui varie entre 2 250 $ et 6 250 $, selon les cas. Les familles ont également droit à un remboursement de la « taxe de bienvenue » à l’achat d’une propriété neuve ou d’un bâtiment existant de un, deux ou trois logements. Au total, l’aide pour les familles offert par ce programme peut atteindre 10 000 $.

Le programme Accès Condos de la SHDM facilite lui aussi l’accession à la propriété à Montréal. Pour une mise de fonds de seulement 1 000 $, l’acheteur peut déjà profiter d’un prêt.

Habiter à Montréal, hors de prix ? Après s’être renseigné sur les marchés par quartier, les programmes d’aide et les subventions, les projets immobiliers de la métropole et les frais récurrents épargnés en choisissant d’être citadin, on court plutôt la chance d’être agréablement surpris ! 

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